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Toitures et Charpentes

Intervention sur charpente : modification, rechargement ou allègement

Points d'attention

Avant les travaux, il convient d'examiner les plans de la charpente lorsqu'ils existent. Ils peuvent renseigner :

  • sur le mode de construction ;
  • sur les points sensibles ;
  • sur l'équilibre global : une rupture est généralement causée par la défaillance d'un maillon faible.

Il est nécessaire d'inspecter la charpente ancienne, sachant qu'elle est souvent cachée partiellement ou totalement. Il faut porter une attention particulière sur :

  • les éléments pouvant être l'objet de stagnation ou de rejaillissement d'eau ;
  • la présence d'insectes xylophages (capricornes, vrillettes, termites…) ;
  • la présence de champignons qui se manifestent par de la pourriture cubique (aspect du bois brûlé), de la pourriture fibreuse, de la pourriture molle ;
  • la bonne adéquation de la charpente aux matériaux de couverture (particulièrement lors du changement de ceux-ci) ;
  • l'isolation lorsqu'elle existe et la ventilation en sous-face ;
  • les points particuliers (ancrage dans la maçonnerie, souches de cheminée…).

Pathologies potentielles

Les pathologies rencontrées le plus souvent concernent :

  • la déformation de la charpente, laquelle peut engendrer des désordres dans les plafonds, les cloisons ou les murs des étages inférieurs, des fuites dans le système de couverture, des désordres dans les cheminées. L'origine provient le plus souvent :
    • de la défaillance d'un assemblage ou d'une pièce,
    • de la suppression hasardeuse d'une pièce,
    • de la défaillance des fixations sur la structure maçonnée elle-même défectueuse (façades exposées aux intempéries...) ;
  • l'effondrement de la charpente (c'est un phénomène en général brutal et inattendu) dont l'origine provient principalement :
    • de la défaillance d'une pièce, en particulier les pièces de stabilité générale (barre anti-flambage et anti-versement…),
    • du changement de sollicitation de certains éléments de charpente, par exemple suite à un allégement de la charpente, du flambage des pièces initialement tendues et qui se compriment sous l'action du vent,
    • de l'arrachement de la couverture mal ou non ancrée sous les effets de la dépression du vent.

Ce qu'il faut faire

Quelques précautions doivent être prises pour limiter les désordres possibles :

  • mener une reconnaissance complète de l'ouvrage : constitution, fonctionnement d'ensemble (barre et assemblage), insectes et champignons etc. ;
  • si possible se procurer les plans existants. Attention, il faudra les utiliser avec prudence :
    • les plans peuvent ne pas avoir été suivis parfaitement par le constructeur,
    • il peut y avoir eu des modifications au cours du temps,
    • la charpente peut être atteinte de pathologies dues au vieillissement ou à l'altération de certaines parties d'ouvrage,
    • la charpente peut présenter des vices de construction ;
  • prêter attention au phasage du chantier et au dimensionnement des éléments ajoutés : si l'entreprise n'a pas la capacité de concevoir et de calculer, elle doit impérativement faire appel à un Bureau d'études techniques.

Ce qu'il ne faut pas faire

Dans tous les cas, il faut veiller à ne pas supprimer la stabilité horizontale des murs ! Parfois, la charpente existante assure cette stabilité horizontale ; une modification sans appréhender ce phénomène peut être très dangereuse.

Pour en savoir plus

Textes de référence

  • Le DTU 31.1 (NF P21-203) Charpente et escaliers en bois (Indice de classement : P21-203-x) (date de dernière modification : août 2002).
  • Le DTU 31.3 (NF P21-205) Charpente en bois assemblés par connecteurs métallique ou goussets (Indice de classement : P21-205) (mai 1995).

Documentation