
STRUCTURES ET GROS OEUVRE


Matériaux comportant des cavités extrêmement fines et communicantes dans lesquels l'eau s'élève d'elle-même par capillarité grâce à un phénomène physique de tension superficielle.
C'est ce phénomène qui fait remonter l'eau très légèrement contre les parois d'un récipient.
Au contact d'un bâton de craie l'encre remonte par capillarité et finit par le teinter entièrement.
Quelques repères concernant la capillarité de matériaux courants :
| Matériaux | Absorption d'eau en g/cm3/minute |
|---|---|
| Béton vibré et granit | 1 |
| Brique | 5 |
| Grès | 10 |
| Mortier | 15 |
| Calcaire ferme | 20 |
| Calcaire tendre | 30 |
| Plâtre | 50 |
| Calcaire très tendre | 80 |
Des précisions concernant la capillarité des matériaux :
Nota : les 3 normes citées ci-dessus sont des normes européennes harmonisées dont le respect vaut présomption de conformité aux exigences essentielles de la directive produits de construction).
Ces normes, pour chacun des matériaux concernés, prévoient que le coefficient d'absorption d'eau par capillarité relève de la déclaration du fabricant, sur la base d'essais effectués dans les conditions des normes EN-772-7 et EN-772-11.
La valeur obtenue lors de cet essai figure sur l'étiquette CE accompagnant le produit. (voir exemple d'étiquette pour les maçonneries de pierre naturelle).
Le principe consiste à créer une discontinuité dans toute la section du matériau capillaire afin d'empêcher l'eau de poursuivre sa migration.
Cette discontinuitée est réalisée avec un matériau étanche, c'est à dire qui ne se laisse pas traverser par l'eau.
La réalisation des arases étanches traditionnelles est décrite dans le DTU 20.1 (NF P 10.202)
Ouvrage en Maçonneries de Petits Eléments, article 3.1.2 .
Quelques produits et procédés non traditionnels, mais de technique courante au sens des assurances, bénéficient d'un Avis Technique.
Les autres produits et procédés sont de technique non courante.
Le Cahier de Charges et de Mise en Œuvre du fabricant doit être strictement respecté.
Démonstration :
Une feuille de plastique interposée entre deux briques, dont l'une est au contact de l'eau.
La brique inférieure se gorge d'eau, la briques supérieure reste sèche
Ce sont les éclaboussures de l'eau de pluie sur les sols extérieurs. Elles rejaillissent contre la partie inférieure des façades.
Lorsque l'arase étanche est située trop près du sol extérieur les rejaillissements atteignent la façade au-dessus de l'arase étanche.
L'eau contourne donc l'arase étanche et annule partiellement son efficacité.
Traitements réalisés sur des ouvrages existants, ayant ici pour objet de mettre un terme à des remontées capillaires.
Il existe de nombreux procédés très divers parmi lesquels on peut citer :
Le traitement doit en général être complété sur la face interne par un traitement d'élimination du salpêtre (hydrophile) qui imprègne les murs, enduits, cloisons etc…et par la suppression de toutes les arrivées d'eaux anormales contre les murs (fuite de canalisation, de gouttière, fissuration de façade etc...)
L'efficacité des traitements curatifs fait l'objet de polémiques passionnées. Elle est fréquemment contestée, soit de manière théorique soit au vu des résultats après de nombreux mois de mises en observation.
Les maçonneries anciennes favorisent l'évaporation rapide de l'eau qui les imprègne parce que leurs parements extérieurs et intérieurs sont nus ou revêtus d'enduits perméables à la vapeur.
La réalisation d'enduits de façade en mortier de ciment peu perméables, et l'ajout de doublage sur la face interne empêche cette évaporation rapide.
Les remontées capillaires s'élèvent encore plus haut, éventuellement jusqu'au deuxième étage des constructions.
Cette disposition ne met pas un terme aux remontées capillaires mais, selon leur importance et la nature des locaux elle permet d'améliorer l'habitabilité des lieux. Ce n'est qu'un palliatif.
Elle consiste à mettre en place un habillage intérieur qui n'empêche pas l'évaporation de l'eau imprégnant le mur et dont le mode de fixation interdit toute migration d'eau vers cet habillage.
Cet habillage ne peut donc pas être un doublage à fonction d'isolation thermique.