
AMÉNAGEMENTS INTÉRIEURS

Des salissures sur les finitions intérieures (le plus souvent, bord des moquettes le long des plinthes fixées sur les parois extérieures) des habitations équipées de VMC sont le signe de circulations d'air parasites, chargées de poussières et de pollutions.
Au-delà de ce désordre d'ordre esthétique, ces circulations parasites peuvent impacter directement la qualité de l'air intérieur, générer un inconfort thermique, acoustique, voire faire chuter sensiblement les performances thermiques
d'un bâtiment.
L'enveloppe d'un bâtiment est constamment soumise à une différence de pression provenant :
Cette différence de pression crée donc deux types de circulations d'air parasites (en dehors des dispositifs prévus pour le renouvellement de l'air) :
La plupart des défauts d'étanchéité à l'air proviennent d'un :
Les défauts d'étanchéité ramènent de l'air extérieur pollué dans la lame d'air située derrière le doublage thermique. Cet air est ensuite aspiré à l'intérieur du logement au travers de toutes les discontinuités des doublages :
L'air parasite se charge en particules de poussière de fibres d'isolant, de COV (Composés Organiques Volatils), voire de moisissures présentes derrière les doublages.
Dans les logements équipés de VMC double flux, l'impact thermique peut ne pas être négligeable du fait même de la nature du renouvellement d'air. L'air soufflé à l'intérieur du volume habitable est réchauffé grâce à l'échangeur thermique qui récupère les calories à partir de l'air extrait.
Les infiltrations d'air froid en hiver amoindrissent l'efficacité de ce type de VMC.
Dans le cas d'exfiltrations d'air, l'air extrait est souvent chargé d'humidité. Selon l'endroit du défaut de perméabilité, il peut y avoir condensation lors du cheminement de l'air de l'intérieur vers l'extérieur.
Les exfiltrations peuvent être accrues dans les cas où les raccords entre conduits de VMC (simple ou double flux) ne sont pas étanches : cette discontinuité de la gaine crée un appel d'air.
Sensibiliser les intervenants aux problèmes d'infiltration d'air et aux détails d'exécution à respecter.
Contrôler (maîtrise d'œuvre) le traitement des points sensibles dès le commencement des travaux et exiger un autocontrôle systématique des entreprises par corps d'état.
Veiller particulièrement à l'étanchéité de l'enveloppe du bâtiment, notamment aux jonctions :
S'assurer, après passage de la câblerie, de la bonne obturation des fourreaux reliant l'intérieur à l'extérieur, ainsi que des pots électriques.
Pour sa part, le plaquiste devra veiller au respect des dispositions prévues dans le DTU 25-42 afin d'obturer les lames d'air par :
Assurer, dans le cas de l'application d'une membrane pare ou frein- vapeur, la continuité de l'étanchéité à l'air est primordial sous peine de concentrer les circulations d'air parasites sur quelques points singuliers, et de charger localement d'eau condensée au moment du passage de l'intérieur vers l'extérieur (et inversement).
Effectuer un contrôle de l'étanchéité à l'air dès que le clos et couvert est achevé, et avant l'exécution des finitions, voire avant la pose des doublages, afin de détecter les fuites d'air non traitées.
Effectuer un contrôle final de l'étanchéité à l'air par mesure, selon la norme NF EN 13829.
Réceptionner les supports (doublage) avant de poser du tissu tendu sur eux ou de la moquette, notamment claire, à leur pied.
Rappeler que l'obturation des entrées d'air par les occupants est un élément particulièrement défavorable qui ne peut qu'accroître les entrées d'air parasites.