
FONDATIONS ET INFRASTRUCTURES

Roche terreuse sédimentaire, compacte et imperméable ; mouillée, elle devient plastique, malléable, et plus ou moins thixotrope (liquéfiable par une simple agitation mécanique ou par vibration). Ses caractéristiques sont variables selon sa finesse, sa composition (à base de silico-aluminates), ses impuretés (mica, quartz, granit...).
Contraction d'un matériau provoquée soit par son refroidissement (métaux) soit par un abaissement de taux d'humidité (bois, argiles), soit par élimination de l'eau de gâchage excédentaire (bétons, enduits), soit par évaporation d'un solvant (colles, peintures, enduits plastiques), soit encore par dessiccation ou par cuisson (poteries, briques...).
Pour les argiles, désigne la propriété d'expansion, augmentation de volume sous l'effet d'une hausse de la teneur en eau.
Présence d'eau en quantités plus ou moins importantes dans un sol poreux et perméable dont les couches inférieures sont étanches. La présence d'une nappe d'eau à faible profondeur, lorsqu'elle rend impossible l'assèchement naturel des fouilles, conduit à faire un pompage ou un draînage. Toute construction faite en sous-sol d'un terrain qui comporte une nappe d'eau doit faire l'objet de cuvelages étanches en fond et en périphérie, pour contrecarrer les pressions hydrostatiques sous-jacentes.
limite de liquidité : le sol est mélangé à une quantité d'eau. La pâte obtenue est placée dans une coupelle de 100 mm de diamètre environ. On trace sur la pâte lissée une rainure normalisée avec un outil spécial. A l'aide d'une came, on fait subir une série de chocs à la coupelle. On observe en fin d'expérience le contact des deux lèvres de la rainure. La limite de liquidité est la teneur en eau en % qui correspond à une fermeture en 25 chocs.
limite de plasticité : on mélange l'échantillon avec des quantité variable d'eau; on façonne avec la pâte un rouleau de 3 mm de diamètre pour une centaine de mm de longueur. La limite de plasticité est la teneur en eau en % du rouleau qui se fissure et se brise lorsqu'il atteint un diamètre de 3 mm.
L'indice de plasticité est la différence entre la limite de liquidité et la limite de plasticité.
Les sols potentiellement gonflants sont ceux dont les limites se trouvent à l'intérieur de la zone représentée sur ce diagramme, dit diagramme de Casagrande.
Appareil de mesure de la compressibilité d'un sol sous charge verticale, en fonction de son taux d'humidité. L'échantillon est placé dans un cylindre, entre deux disques de pierre poreuse, permettant les expulsions d'eau en fonction des charges de compression progressives et étalonnées auxquelles est soumis l'échantillon. L'oedomètre permet aussi de mesurer la perméabilité de l'échantillon, par injection d'eau sous pression par la base du cylindre à travers une plaque poreuse, et mesure de la reprise en eau de l'échantillon.
L'essai oedométrique permet de distinguer les sols potentiellement gonflants en mettant en évidence deux de leurs caractéristiques : une forte surconsolidation et un coefficient de gonflement élevé.
Lorsque la pression que subit actuellement l'argile sous l'effet du poids des terres qui la surmontent au-dessus est inférieure à celle qu'a subit cette même argile dans son passé (argile à plus grande profondeur dans une période géologique précédente ou anciens remblais pesants retirés, etc…), cette argile est dite surconsolidée.
Règle extraite des annales ITBTP de septembre 1978 concernant l'impact de la végétation sur les argiles gonflantes.
Règle n°3 - Végétation
Eviter la végétation à proximité immédiate des murs.
Placer les arbres nouveaus le plus loin possible des constructions. Certains auteurs recommandent une distance minimale par rapport à l'habitation de 1.5 H, H étant la hauteur de l'arbre arrivé à maturité ; cette règle semble malgré tout sévère. [6]Par contre, il est déconseillé d'arracher les arbres existant avant construction de façon à maintenir l'équilibre naturel.