
AMÉNAGEMENTS INTÉRIEURS

Aptitude à la déformation sans rupture par cintrage.
Déformation latérale courbe subie par une pièce sous l'action d'une force qui s'exerce latéralement (cet effort tranchant peut être le fait de charges externes et/ou le propre poids de la pièce), appliquée soit entre deux points fixes (appuis ou points durs), soit sur une pièce en bascule ou en surplomb.
La résistance à la flexion des composants du bâtiment tels que poutres, poutrelles, linteaux, poitrails, ou pièces en encorbellement, doit pouvoir s'opposer (avec une large marge de sécurité) au moment de flexion, ou moment fléchissant, résultante des forces appliquées. Des tables, abaques et formulaires permettent de calculer le moment de flexion maximum des pièces concernées, en fonction de leur portée, des charges supportées, de la répartition de leurs points d'application, et de la disposition d'éventuels appuis intermédiaires.
Déformation courbe d'un élément (poutre, plancher, etc.) provoquée par une charge excessive, ou parfois sous l'effet de son propre poids ;
La tassement désigne un mouvement d'enfoncement du sol.
Si ce mouvement n'est pas uniforme, on parle alors d'un tassement différentiel.
De façon générale, un joint désigne soit la ligne séparative et le garnissage ou calfeutrement d'un interstice entre deux éléments quelconques de même nature (pierres, briques, carreaux, tuyaux...) ou de natures hétérogènes (par ex. jonction bois-maçonnerie), soit une solution de continuité voulue, c'est-à-dire une rupture rectiligne ménagée dans un ouvrage pour absorber des différences de mouvement ou de comportement.
Les joints de structure du gros oeuvre, destinés à découper verticalement une construction de grandes dimensions en plusieurs parties indépendantes l'une de l'autre pour parer d'une part aux retraits et dilatations thermiques (une baisse de température de 40°C a pour effet de raccourcir une maçonnerie d'environ 0,3 mm par mètre), d'autre part aux tassements différentiels des infrastructures (fondations) ou du sol sous-jacent.
Ces joints structurels, dits de dilatation ou de rupture selon leur fonction, doivent être judicieusement distribués, et concerner toute l'épaisseur de la maçonnerie (y compris chapes, enduits et revêtements extérieurs rapportés) sur environ 2 cm de largeur ; ils ne peuvent être obturés qu'avec des matériaux ou profilés qui s'adaptent à des déformations importantes.
En pratique, l'espacement maximal entre deux joints de structure consécutifs ne dépasse pas 20 à 25 mètres dans la moitié Sud de la France, et 30 à 35 m dans la moitié Nord. Sur les parois très exposées aux différences thermiques, telles que les terrasses, on crée des joints de structure intermédiaires dits joints diapason.
Contraction d'un matériau provoquée soit par son refroidissement (métaux) soit par un abaissement de taux d'humidité (bois), soit par élimination de l'eau de gâchage excédentaire (bétons, enduits), soit par évaporation d'un solvant (colles, peintures, enduits plastiques), soit encore par dessiccation ou par cuisson (poteries, briques...) ; les tensions internes provoquées par les retraits ont pour effet soit de réduire les dimensions extérieures des matériaux (refroidissement des métaux, rétractibilité des ouvrages en bois), soit de les déformer (gauchissement du bois), soit de provoquer leur rupture : faïençage des enduits, microfissuration du béton.
Le retrait des bétons et mortiers de ciment est particulier : il commence par un retrait plastique (légère contraction due à l'évaporation, dès la mise en place) ; puis intervient le retrait hydraulique, élimination de l'eau de gâchage excédentaire (eau non fixée chimiquement par la formation des hydrates), qui se poursuit de façon décroissante pendant plusieurs années. De façon générale, un béton ou un mortier aura d'autant plus de retrait qu'il est gâché plus clair, qu'il est plus riche en ciment, que ce ciment a une classe de résistance élevée, et qu'il est broyé plus fin. La mesure du retrait s'effectue sur des éprouvettes (4 x 4 x 16 cm), d'une part sur la pâte pure, d'autre part sur le mélange constitué en mortier.
Le coefficient de retrait d'un matériau est un taux de raccourcissement linéaire (en général rapporté au mètre), en fonction des variations des phénomènes externes : par degré de température, pour les métaux, par degré d'hygrométrie, pour le bois, ou en fonction d'une durée de durcissement, pour divers liants.
Pour le béton, ce coefficient se situe entre 0,12 et 0,30 mm/m, après 28 jours, selon le taux d'humidité ambiante ; mesuré sur la pâte pure, le coefficient de retrait est nettement supérieur (env. 3 à 4 fois).
Ouvrage en mortier de ciment surfacé, réalisé au sol sur une forme-support ; cet ouvrage a une double fonction : mettre le sol au niveau général voulu, ou en retrait du nu final nécessité par la pose éventuelle d'un revêtement, et lui donner une bonne planéité générale ; la confection des chapes permet aussi de créer, si besoin, les légères pentes nécessaires à l'écoulement des eaux.
On distingue :
La chape rapportée, ouvrage en mortier de ciment tiré à la règle sur 3 à 5 cm d'épaisseur, sur des guides latéraux, sur une dalle de béton déjà durcie (minimum 8 jours). Les guides peuvent être soit des liteaux retirés par la suite pour former des joints de retrait, soit des profilés spéciaux scellés sur la dalle. La finition consiste en un talochage feutré, qui évite de faire remonter la laitance de ciment, et éventuellement en un bouchardage au rouleau si la chape doit rester nue et non glissante.
La chape incorporée, réalisée en rapportant, sur une dalle de béton en cours de prise, une couche de mortier de ciment plutôt riche de 20 ou 30 mm d'épaisseur sur une dalle de béton encore fraîche, puis en talochant à l'hélicoptère.
La chape refluée : lorsque la composition du béton d'une dalle est assez riche en ciment et en éléments fins, son damage et son vibrage permettent de faire remonter une quantité suffisante de mortier, qu'il suffit alors d'aplanir par talochage mécanique (à l'hélicoptère), pour obtenir un béton surfacé dont la finition est dite en chape refluée.
La chape mince, chape rapportée en mortier de ciment sur 5 à 25 mm d'épaisseur. Ce type d'ouvrage nécessite l'incorporation d'adjuvants qui améliorent l'adhérence au support, la plasticité du mortier et sa rétention d'eau.
La chape d'usure peut être incorporée, rapportée ou refluée ; elle fait l'objet d'un saupoudrage ou d'une incorporation, avant durcissement, de granulats durs (métal, corindon...) destinés à lui donner une haute résistance à l'abrasion (roulement de véhicules, passage piétonnier intensif).
La chape flottante, chape mince (env. 35 mm ou plus) en mortier de ciment, en mortier, en anhydrite, etc., coulée sur une feuille plastique relevée à sa périphérie, de sorte que l'ouvrage reste indépendant de son support ; ce dernier peut être constitué d'une sous-couche résiliente de panneaux d'isolation phonique et/ou thermique, d'un système de chauffage par le sol en nappes, d'un système d'étanchéité, etc.
Mélange composé d'un liant (hydraulique, aérien ou synthétique), de granulats, charges inertes constituant le squelette ou l'ossature du mortier (sables, fillers, granulats de diverses matières) et, éventuellement, de pigments colorants, d'adjuvants, ou d'ajouts divers.
Les mortiers sont utilisés pour lier (maçonner des éléments taillés ou moulés), pour enduire (imperméabilisation et parement des murs, chapes et lissage des sols), mais aussi pour coller, ragréer, jointoyer, isoler, obturer, sceller, etc.
De façon générale, le dosage des mortiers courants (mortiers à maçonner, à liaisonner ou à enduire) est exprimé en poids de liant par mètre cube de sable. Tout dosage ainsi constitué avec un m3 de sable donne à peu près un m3 de mortier.
Extrait du cahier CSTB 3267 - Groupe spécialisé n° 13 - octobre 2000
Revêtements de sols intérieurs et extérieurs en carreaux céramiques ou analogues collés au moyen de mortiers-colles
Le CPT Plancher (2) définit deux valeurs limites de flèche active :
f1 = l/500 si l < 5,00 m
0,5 cm + l/1000 si l > 5,00 m
| étant la portée du plancher
f2 = l/350 si l < 3,50 m
0,5 cm + l/700 si l > 3,50 m
| étant la portée du plancher
De même, le BAEL 91, applicable au cas des dalles pleines, fait référence en commentaire à la flèche f1 définie ci-dessus.
Pour la pose collée directe, les Documents Particuliers du Marché doivent demander que le plancher soit conçu :
Si le plancher a été réalisé avec une flèche active comprise entre f1 et f2 , le maître d'œuvre doit prévoir :
Remarque :
Un changement de la destination des locaux peut entraîner une modification des charges permanentes d'exploitation. Il est alors nécessaire de vérifier que la flèche active du plancher permet la pose d'un carrelage collé.
Age du support
La pose sur support sans désolidarisation n'est autorisée que sur les dalles de béton et les planchers à poutrelles et entrevous rejointoyés transversalement.
Elle est interdite sur support récent.
Note :
Un support de béton est considéré comme récent, dans des conditions climatiques normales, si moins de six mois se sont écoulés depuis sa confection.
Ce délai est ramené à un mois, dans le cas de dallage.
Planimétrie du support (pose collée)
Extrait du cahier CSTB 3267 - Groupe spécialisé n° 13 - octobre 2000
Revêtements de sols intérieurs et extérieurs en carreaux céramiques ou analogues collés au moyen de mortiers-colles
Le support doit présenter les qualités requises par la norme - DTU, le CPT de mise en oeuvre ou les règles professionnelles le concernant. Il doit, en outre, présenter les caractéristiques suivantes :
Planéité
La planéité du support doit être conforme à celle indiquée dans la norme - DTU, dans le CPT ou dans les règles professionnelles, qui le concernent.
La pose collée directe est admise si la tolérance de planéité est inférieure ou égale aux valeurs suivantes :
Pose collée : choix du mortier colle en fonction du support.
Extrait du cahier CSTB 3267 - Groupe spécialisé n° 13 - octobre 2000
Revêtements de sols intérieurs et extérieurs en carreaux céramiques ou analogues collés au moyen de mortiers-colles
Les tableaux 5 (carreaux céramiques) et 6 (dalles en pierre naturelle) indiquent la classe minimale du mortier-colle à utiliser avec chaque support admis en pose collée dans les locaux classés P3 au plus. L'utilisation d'un mortier-colle de classe plus élevée est également possible.
Dans le cas de chapes adhérentes ou incorporées conformes à la NF P 14-201 - DTU 26.2, la classe minimale du mortier-colle à utiliser est celle indiquée pour le dallage ou le plancher support.
Les carreaux d'élancement supérieur à 2 sont posés avec un mortier colle de classe C2-S1/S2
Cas du chauffage par le sol
Pose scellée : prescriptions du DTU 52.1 concernant le mortier de pose.
Ils doivent être conformes à la norme XP P 18-540.
Le sable utilisé est du sable de rivière ou de carrière lavé dont la propreté est telle que PS > 70. Sa classe granulométrique est 0/4 mm.
L'emploi de sable à lapin est interdit ainsi que celui du sable de dune non lavé.
En locaux à fortes sollicitations, le sable doit être de granulométrie continue.
La dimension du plus gros granulat utilisable est de 16 mm (au sens de la norme XP P 18-540).
Les liants hydrauliques doivent être conformes aux normes NF EN 197-1 pour les ciments, NF P 15-307 pour les ciments à maçonner et NF EN 459-1 pour les chaux.
Les liants hydrauliques admis sont les :
L'eau utilisée doit être propre. L'eau potable et l'eau pluviale conviennent.
Des adjuvants et, en particulier, des plastifiants peuvent être ajoutés au mortier de pose et de jointoiement. Ces produits doivent être conformes à la norme NF EN 934-2.
Seuls sont autorisés les adjuvants dont les fonctions principales sont :
Les sous-couches isolantes seront conformes à la norme NF P 61-203 (Référence DTU 26.2/52.1).
Voir le paragraphe 5.3.4 Formes et les tableaux d'exemples de dosage en Annexe B (informative).