
TOITURES ET CHARPENTES

L'effondrement d'une couverture légère sous le poids de l'eau résulte le plus souvent d'une erreur de conception (structure sous-dimensionnée par rapport à ce risque).
Autre possibilité : des évacuations insuffisantes en section ou en nombre, mal positionnées ou risquant de se boucher.
Les couvertures à faible pente des bâtiments industriels et commerciaux sont de plus en plus souvent réalisées à l'aide de bacs métalliques nervurés autoporteurs, avec ou sans étanchéité rapportée. D'une portée de 3 m environ, ces bacs sont fixés sur des pannes de charpente en métal, en bois ou en béton.
Le poids propre d'un tel ouvrage est dix fois moindre que les surcharges climatiques qu'il est susceptible de subir. Toute stagnation importante d'eau peut donc entraîner la ruine de ce type de couverture.
Lorsque les pentes de toiture sont faibles, en cas de précipitations importantes, une accumulation d'eau peut se produire en raison de déformations progressives des éléments supports (fermes, pannes, bacs nervurés). La déformation des éléments flexibles supports de noue finit par créer une flaque. En se remplissant, elle accroît par son poids la déformation du support. Elle s'agrandit progressivement et accentue encore davantage son poids, jusqu'à l'effondrement. Celui-ci peut être très rapide pour des supports de noue à faible pente ou dépourvus de pente.
Le calcul de la section des évacuations est normalement réalisé sur la base d'une précipitation de 3 litres/mn par m². Souvent les limitations des surfaces à évacuer par entrée d'eau pluviale (700 m² en sortie verticale, 350 m² en sortie horizontale) ne sont pas respectées. Cela se traduit par un engorgement de certaines chutes, donnant naissance à une flaque sur la toiture.