
AMÉNAGEMENTS INTÉRIEURS

Qualifie un matériau qui peut être étiré étendu, courbé ou déformé sans se rompre, par opposition à un matériau dit cassant, qui se rompt lorsqu'on l'étire, c'est la fragilité.
La ductilité ne doit pas être confondue avec la souplesse, se définissant comme la facilité à plier une structure (contraire : rigidité) et l'élasticité, qui désigne la propriété d'un matériau à retrouver son état initial après avoir subi une déformation.
Brique creuse spéciale pour plafonds suspendus, à un seul rang d'alvéoles. Cet élément léger et mince (2 à 3 cm d'épaisseur) est caractérisé par un profil latéral spécial, qui permet la fixation suspendue des éléments par des crochets-suspentes inclinés, sous un plancher ou un solivage. Ces briques sont destinées à recevoir un enduit de plâtre en sous-face.
Les briques creuses font l'objet de la norme NF P 13-301.
Leur mise en œuvre relève du DTU 25.231 (Cahier des charges de mise en oeuvre des plafonds suspendus en éléments de terre cuite).
Modification ou altération de la forme initiale d'une pièce ou d'un ensemble quelconque : pièce de charpente, poutre, cloison, panneau, sol, etc. Dans le cas des métaux et des bétons, on distingue les déformations élastiques, déformations instantanées réversibles, et les déformations permanentes, acquises lentement sous charge, en particulier par fluage.
Mise en œuvre de pièces d'étaiement disposée de façon transversale pour maintenir un écartement constant entre deux solives d'un plancher.
Extrait du DTU 25.231 : plafonds suspendus en éléments de terre cuite - 3.2 charges de service à prévoir.
Ces supports doivent être vérifiés par le calcul comme aptes à supporter la surcharge due au poids propre du plafond et une surcharge concentrée de 100 kg appliquée en un point quelconque.
Ce solivage est calculé compte tenu des charges permanentes et des surcharges qu'il a à supporter, soit :
La flèche maximum calculée admise est de 1/500 de la portée, le calcul étant fait sans tenir compte des surcharges concentrées de 100 kg mentionnées aux articles 3.2.1 et 3.2.2.
Commentaire :
Pour le calcul des flèches des poutraisons en bois, le module d'élasticité est pris égal à 100 000 hectopièzes (102 000 kgf/cm²). La NF B 52-001 spécifie dans son article 13 que les modules d'élasticité correspondant à la déformation instantanée au moment où les charges sont appliquées peuvent être pris en moyenne égaux pour toutes les essences en flexion, traction ou compression à 100 000 hectopièzes dans le sens longitudinal (parallèle aux fibres).
Extraits du DTU 25.231 : plafonds suspendus en éléments de terre cuite - crochets.
Les crochets de suspension disposés tous les 0,75 m maximum doivent être agrafés à chaque fer des armatures longitudinales avant coulage du mortier. La distance entre 2 crochets dans le sens des solives est celle de la largeur de l'élément.
Commentaire :
Lorsque l'écartement entre solives est inférieur ou égal à 1 m, les crochets peuvent être disposés le long des solives à une distance égale à deux fois la largeur de l'élément et les crochets de la solive adjacente peuvent être décalés en quinconce.
Les crochets de suspension doivent être mis en place au fur et à mesure de l'avancement de la pose des éléments de plafond. Ils doivent toujours être disposés dans un plan vertical perpendiculaire au sens de l'élément.
Dans le sens perpendiculaire aux solives, il doit être prévu un crochet au droit de chaque solive.
Dans le sens parallèle aux solives, il doit être prévu un crochet au droit de chaque élément ou de chaque joint entre élément.
Les crochets sont disposés alternativement de part et d'autre des solives (sauf pour les solives de rive éventuelles).
Commentaire :
Dans le cas de solives en bois, afin d'éviter les possibilités de déversements des supports.
Dans le cas des crochets spéciaux n'ayant pas de boucles terminales permettant le jeu du support, ce jeu s'obtiendra en fixant le crochet obliquement dans la solive, mais toujours dans le plan vertical perpendiculaire à l'élément.
Dans le cas où les éléments sont du type " à rainure centrale supérieure ", le crochet doit, par sa forme, maintenir l'élément et il est interdit de le coller par un polochon de plâtre.
Extraits du DTU 25.231 : plafonds suspendus en éléments de terre cuite - 4.1 mise en place des plafonds suspendus.
Les éléments de terre cuite doivent être disposés à joints croisés. A l'intérieur ou au pourtour des ouvrages de gros oeuvre (murs, poutres, chaînages, cloisons) délimitant une surface de plafond suspendu continue, il doit toujours être réalisé des joints de construction évitant la mise en compression des éléments de terre cuite.
Les éléments doivent être disposés à la suite les uns des autres sur tout un côté du plafond en commençant par un mur pour finir contre une ou plusieurs files d'éléments préalablement disposés le long du mur opposé.
L'espace restant entre les deux files d'éléments placées les dernières est hourdé au plâtre ou au mortier de ciment suivant le mode de hourdage employé pour les autres éléments. Au cas ou la largeur de cet espace excède 10 cm, il est procédé à la pose d'un demi-élément qui doit être sommairement taillé en sorte de permettre un accrochage semblable à celui des éléments courants.
Dans le cas d'un plafond suspendu armé, cet espace est armé d'un fer rond semblable à ceux constituant l'armature.
Un espace d'au moins 2 cm, doit toujours être réservé entre le dessous du support et le dessus du plafond.
Extrait du DTU 26-1 d'avril 2008
Partie 1-1 : cahier des clauses techniques)
On admet habituellement que les travaux d'enduit minéral peuvent être exécutés lorsque la température est comprise entre + 5 °C et + 30 °C pour les mortiers contenant un liant hydraulique (ciment ou chaux et ciment) ou entre + 8 °C et + 30 °C pour les mortiers exclusivement à base de chaux, et les enduits colorés de finition décorative.
Les travaux d'enduits ne doivent pas être entrepris en période de gel, sauf précautions spéciales :
Parmi les précautions spéciales à prendre au-dessus de + 30 °C, on peut citer :
L'emploi de mortier ayant effectué un début de prise (mortier rebattu) est interdit.
Note : Pour les mortiers industriels, la durée pratique d'utilisation (DPU) de la gâchée est habituellement indiquée par le fabricant. Elle est normalement donnée à 20 °C. Elle est rallongée à basse température et réduite à une température plus élevée (protéger le mortier frais du soleil). »