
ENVELOPPES ET REVÊTEMENTS EXTÉRIEURS

En maçonnerie-plâtrerie, se dit du mode d'application d'enduits par enduction directe à la taloche, à la lisseuse ou au platoir, du bas vers le haut, sans mise en place préalable par un jeté-truelle.
Contraction d'un matériau provoquée :
Les tensions internes provoquées par les retraits ont pour effet :
Caractérise une famille de résines thermoplastiques, utilisées dans le bâtiment soit sous forme de fibres textiles (revêtements de sols), soit comme composant de base ou liant de nombreux matériaux du second œuvre : crépis plastiques, peintures, vernis, colles, mastics, ainsi que des plaques plastiques transparentes de couverture légère.
Protection contre le passage de l'eau à travers une paroi ou un revêtement.
Par opposition à l'étanchéité, une bonne imperméabilisation n'empêche pas le passage de l'air ou de la vapeur d'eau : les parois et revêtements imperméabilisés sont dans ce cas dits respirants).
Imperméabilité : caractère de ce qui est imperméable. Se dit en particulier des systèmes de revêtements de rénovation pour façades qui garnissent les porosités et microfissures pour constituer un film parfaitement imperméable à la pluie et aux ruissellements, laissant respirer la maçonnerie (ils n'enferment pas la vapeur d'eau de condensation).
La remontée capillaire est l'infiltration ascendante, par capillarité, à la base des murs dont le pied est au contact d'un terrain humide ; on y fait obstacle par une coupure de capillarité, barrière étanche disposée dans l'épaisseur du mur, au-dessous du niveau du plancher bas.
Renformis n.m. Mortier appliqué en forte épaisseur sur tout ou partie d'une maçonnerie pour la dresser et corriger d'importants défauts de planéité, avant l'application d'un enduit sur l'ensemble de la surface (contrairement au renformis, le ragréage ne concerne que de faibles défauts de planéité, atteignant rarement le cm d'épaisseur). Un renformis d'enduit qui dépasse 3 cm d'épaisseur doit toujours être armé, et exécuté en plusieurs passes successives d'environ 15 mm chacune.
Les chaux aériennes hydratées calciques (CL) ou dolomitiques (DL) doivent être conformes à la norme NF EN 459-1 : type CL ou DL.
Note : Chaux obtenues par calcination de roches calcaires ou dolomitiques et extinction à l'eau. Elles durcissent essentiellement par fixation du gaz carbonique de l'air.
Ce doit être un plâtre gros de construction (PGC), conforme à la norme NF B12-301, fabriqué sans aucun ajout.
Note : Le plâtre ne doit jamais être mélangé avec du ciment ou de la chaux hydraulique.
Les granulats naturels doivent être conformes à la norme NF EN 13139.
Note : Un bon sable pris en main ne doit pas rester aggloméré après avoir été serré ; sec, il doit crisser et ne pas laisser de dépôt adhérant à la main. Les sables provenant de produits expansés ou artificiels ne satisfaisant pas aux présentes conditions ne sont pas visés par le présent document.
L'emploi de sable de mer insuffisamment lavé risque de provoquer des efflorescences, en particulier sur les faces exposées à l'humidité, et la formation de sels expansifs. L'emploi de sable de mer sans traitement particulier n'est donc pas visé par le présent document.
La granulométrie des sables est rapportée à la classification définie par la norme.
Les mortiers d'enduits sont confectionnés avec des sables de catégorie 2 :
La granulométrie des gravillons utilisés pour un effet décoratif par insertion à la surface de l'enduit doit être compatible avec l'épaisseur de la couche dans laquelle ils seront scellés. Ils doivent être enchâssés dans la couche de finition d'enduit sur au moins D/2 (D étant le diamètre moyen des gravillons).
La propreté du sable est de code PA selon la norme XP P18-545.
La réalisation d'enduit à base de mortier de chaux et de plâtre est faite avec un mortier de recette selon le dosage du tableau 18, mélangé sur le chantier ou en usine (mortier industriel).
Tableau 18 - Dosage du mortier plâtre et chaux
| Chaux aérienne | Plâtre gros | Sable | Eau propre |
|---|---|---|---|
| 1volume | 3 volumes | 2 volumes | 2.5 volumes |
La chaux aérienne, le plâtre et le sable à utiliser sont définis dans NF DTU 26.1 - Partie 1-2.
Le mélange des liants et sables doit être effectué à sec, avant gâchage avec l'eau.
Note : Une réfection d'un enduit à l'existant peut conduire à adapter les dosages, notamment par la teneur en sable.
Les prescriptions relatives aux supports en maçonnerie ancienne, sont applicables.
Les éléments en bois sains feront l'objet d'un traitement de protection avant la mise en œuvre d'un enduit sur treillis métallique en recouvrement.
Elles doivent être effectuées avec des matériaux de même nature que la maçonnerie existante et montées au mortier de plâtre et chaux aérienne, y compris dans les tableaux et corniches.
Lorsque le renformis ne dépasse pas 5 cm, il doit être exécuté en mortier de plâtre et chaux aérienne.
Ils doivent être dégagés, mis à nu, brossés avant d'être passivés.
Lorsque des supports de natures différentes sont juxtaposés, un grillage ou treillis selon le NF DTU 26.1 P1-2, formant armature devra être appliqué à chaque jonction en débordant de part et d'autre d'au moins 15 cm et fixé au support au moyen de clous, agrafes ou crochets galvanisés ou en laiton.
Les prescriptions générales définies à l'article 4 s'appliquent à l'exécution des enduits de mortier plâtre et chaux aérienne.
La mise en œuvre des mortiers de plâtre et chaux aérienne s'effectue exclusivement par application manuelle. La projection mécanique (pompe à plâtre) est interdite.
L'application préalable d'un gobetis sur maçonnerie hourdée ou présentant des traces de plâtre, est proscrite.
L'application se fait en plusieurs passes. Chaque passe doit être recoupée d'une manière suffisamment grossière (avec une berthelée ou autre outil adapté) avant l'application de la suivante pour en faciliter l'accrochage.
Après les travaux de reprise et réparation décrits ci-dessus, l'application du mortier plâtre et chaux sera effectuée sur une épaisseur moyenne comprise entre 3 et 5 cm.
Pour une épaisseur jusqu'à 3 cm, peut normalement être exécuté en une passe.
Pour des épaisseurs de plus de 3 cm, il convient d'effectuer des passes successives de 2 cm dans un temps suffisamment rapproché pour constituer une couche homogène.

La réalisation d'enduit sur des surfaces horizontales ou inclinées est proscrite.
La tranche supérieure de l'enduit doit toujours être protégée. Les têtes de mur, appuis d'ouverture doivent être protégées par un débord de toiture, des chaperons, bavettes ou corniches, etc. munies d'un dispositif (ex. goutte d'eau) pour écarter l'eau de pluie.
La façade doit être recoupée dans sa hauteur à chaque niveau de plancher par un bandeau recouvert de zinc muni d'une goutte d'eau. La pente de ce bandeau doit être importante (au moins 15 %) et tournée vers l'extérieur pour éviter les rejaillissements d'eau vers la façade.
Le bandeau courant doit être exécuté dans le même matériau que le corps d'enduit.
Pour éviter la conséquence de rejaillissement en pied de mur, à défaut d'assise en pierres ou briques, les soubassements doivent être réalisés en pied de mur avec un mortier de liants hydrauliques, peu capillaire.