
ENVELOPPES ET REVÊTEMENTS EXTÉRIEURS

Si la reprise complète des façades au mortier de plâtre ne donne lieu qu'à peu de désordres, en revanche les finitions de type peinture sont souvent affectées de cloquages, décollements et fissurations.
Les ravalements de façade en plâtre "type parisien" se font classiquement :
1. Par piochage complet de la façade et reprise à l'aide d'un mortier de plâtre, sable et chaux. (voir règles d'exécution).
Les façades qui ont été entièrement reprises ne connaissent de dégradation que lorsque la composition du mortier de plâtre n'a pas été respectée. La chaux joue un rôle capital dans la tenue au ruissellement. Une analyse de la composition du mortier, sur un échantillon confié à un laboratoire, permettra de confirmer le diagnostic.
2. Par piochage partiel de la façade, reprise des plâtres endommagés et application d'une finition à vocation purement décorative ou d'un revêtement d'imperméabilité.
Ce type de finition permet d'uniformiser visuellement les surfaces. Dans le cas de films minces, sans souplesse, qu'il s'agisse de peinture à la chaux, à base de piolite ou à base de résines acryliques, les différences de propriétés physiques et mécaniques entre les matériaux supports conduisent inévitablement à des fissurations en périphérie des réparations.
De plus, les réparations sont souvent faites en plâtre pur, sous prétexte qu'elles seront recouvertes et donc protégées. Or le plâtre se charge d'eau par transfert de vapeur. Le résultat rappelle rapidement l'aspect des vieux murs de salles de bains, entièrement écaillés.
Pour pallier les problèmes de retrait à la limite de deux mortiers différents, dans le cadre de reprises partielles de plâtre, il a été mis au point des revêtements d'imperméabilité dérivés de ceux destinés aux façades en béton. Leur souplesse permet d'absorber les inévitables fissurations. Certaines pathologies leur sont toutefois propres : ces produits imperméables ne supportent pas les passages d'eau liquide à l'arrière du film ou des transferts de vapeur d'eau trop importants.
Seuls deux textes réglementaires s'appliquent spécifiquement aux façades en plâtre :
Le ravalement d'une façade en plâtre suppose un travail complet de conception dans le cadre d'une mise hors d'eau de tout le bâtiment.
Dans le cadre d'une réhabilitation, le remplacement des menuiseries anciennes non jointives par des menuiseries étanches à l'air et l'obturation des conduits de cheminée doivent être compensés par l'installation d'une ventilation mécanique contrôlée. Dans le cas contraire, les transferts de vapeur excessifs au travers des parois aboutiront à des condensations à l'arrière du film imperméable et à son décollement. De plus, les éventuels pans de bois encastrés pourront en souffrir de façon dramatique.
Le milieu urbain ne doit pas faire oublier les précautions liées aux remontées capillaires.
De nombreux désordres concernent les balcons dont l'étanchéité horizontale n'a jamais été revue sérieusement.
La protection des enduits doit être réalisée dans les conditions prévues par le DTU 26.1 (article 12.6).