
AMÉNAGEMENTS INTÉRIEURS

Trop souvent considérés comme accessoires, les " sols industriels " souffrent de diverses pathologies :
Les deux derniers cas peuvent également évoluer vers des décollements.
L'appellation " sols industriels " regroupe trois types d'ouvrages continu
Les décollements résultent la plupart du temps d'un défaut de préparation du support. Celui-ci doit être sain donc cohésif, propre et sans laitance. Il doit également être suffisamment poreux pour permettre la pénétration du primaire d'accrochage, plus fluide et plus mouillant que la résine coulée en finition. Le nombre de tests permettant d'apprécier les caractéristiques du support doit être adapté à la surface des sols à réaliser.
L'humidité sous-jacente des dallages est un facteur déclenchant du décollement lorsque l'adhérence est médiocre.
Lors des travaux, le support doit être sec en surface. La réfection des sols d'industries alimentaires constamment lavés pose d'ailleurs des problèmes de phasage des travaux.
La présence de granulats sensibles à l'alcali-réaction est un facteur de détérioration du revêtement inhérent au support.
L'usure et les impacts résultent d'un choix du revêtement inadapté aux sollicitations mécaniques ou chimiques.
La résistance intrinsèque du revêtement n'est pas le seul gage de résistance. La réalisation des points singuliers doit être également soignée et faire partie de la conception même des ouvrages. Par exemple, les revêtements doivent être ancrés au bord des caniveaux. Les relevés en plinthes doivent être réalisés sur un matériau résistant aux chocs, etc.
Les fissures résultent de mouvements du support ou de chocs thermiques : présence de machines, lavages à l'eau chaude... Les joints de dilatation du support et de fractionnement du revêtement doivent être respectés.
En présence de produits gras ou d'humidité, les sols peuvent devenir dangereusement glissants.
La norme expérimentale XP P05-011 traite des exigences en matière de glissance pour l'industrie agroalimentaire. Il n'y a pas d'autre référentiel pour les autres industries, aucune concernant la glissance des sols industriels coulés, qu'ils soient hydrauliques ou à base de résines.
S'inspirant du classement UPEC, le CSTB a établi un référentiel technique permettant de classer les locaux et les revêtements. Le cahier en cours de validité est le n° 3577 de février 2007.
Les sols industriels continus ne relèvent pas des DTU.
Le DTU 59.3 applicable aux peintures de sol est une bonne base en ce qui concerne la préparation du béton avant application de revêtements en résine.
L'AFFAR (Association Française des Formulateurs et des Applicateurs de Résine) a édité des recommandations concernant notamment le traitement des points singuliers (voir détail découpage des surfaces, fissures, joints de retrait, joints périphériques).
La réparation d'un sol industriel comporte des contraintes beaucoup plus fortes que la réalisation initiale de l'ouvrage :
La conception et la réalisation doivent donc être particulièrement soignées.
Le CCTP doit être détaillé et doit permettre à l'entreprise d'inclure toutes les prestations nécessaires.