
ENVELOPPES ET REVÊTEMENTS EXTÉRIEURS

Contraction d'un matériau provoquée soit par son refroidissement (métaux) soit par un abaissement de taux d'humidité (bois, argiles), soit par élimination de l'eau de gâchage excédentaire (bétons, enduits), soit par évaporation d'un solvant (colles, peintures, enduits plastiques), soit encore par dessiccation ou par cuisson (poteries, briques...).
Elévation ou baisse soudaine de température qui ne s'applique pas de façon uniforme à la surface ou dans la masse d'un élément ; il s'ensuit des tensions internes qui, pour les matériaux sujets à dilatation ou à retrait thermique, peuvent provoquer leur rupture (par ex. casse thermique du verre).
Les chocs thermiques sont à l'origine de certaines fissurations des maçonneries, en particulier au droit des cheminées.
Désigne un enduit extérieur de façade, qui possède là une triple fonction d'imperméabilisation, d'uniformisation des parois de maçonnerie, et de finition esthétique des façades et se distingue des enduits de mortiers courants par les caractéristiques suivantes :
La mise en œuvre des enduits monocouche est traditionnelle et relève du DTU 26.1, leur homologation relève de la certification « certifié CSTB certified ».
Les enduits de mortiers courants d'imperméabilisation sont exécutés en mortier de ciment, de chaux hydraulique ou de chaux aérienne, ou, par mélange de liants, en mortier bâtard. Ils peuvent être performanciels (donc fabriqués en usine) ou de recette (c'est à dire fabriqué in-situ suivant un dosage à respecter).
Ils se composent de trois couches successives, dont chacune a un rôle précis :
Les enduits de mortiers courants relèvent également du DTU 26.1.
La certification certification « certifié CSTB certified » atteste :
Elle informe, par ailleurs, sur les caractéristiques de l'enduit : CS (résistance à la compression), W (absorption d'eau par capillarité) et Re (rétention d'eau)
Altération plus ou moins localisée de la couleur d'un revêtement ou d'un ouvrage de peinture, caractérisée par une modification graduelle de leur teinte.
Le nuançage peut aussi être seulement dû à une différence de relief superficiel qui "accroche" la lumière de façon différente, produisant une impression visuelle de différence de teinte.
Formation d'un dépôt cristallin blanchâtre à la surface des enduits hydrauliques, des briques, des pierres ; sur les enduits, il s'agit le plus souvent d'une carbonatation, formation de cristaux de carbonate de chaux.
De façon générale, les efflorescences traduisent une migration de sels solubles, qui sont entraînés par l'humidité vers la surface des murs oú ils cristallisent lorsque l'eau s'évapore.
La plupart des efflorescences peuvent être éliminées par brossage des surfaces avec une solution légèrement acide (acide sulfurique, ou muriatique dilué), suivi d'un rincage abondant à l'eau claire.
Transformation de l'oxyde de calcium (CaO), c'est-à-dire de la chaux en carbonate de calcium (CaCO3), sous l'action acide du gaz carbonique de l'air.
Cette réaction accompagne la prise de tous les liants hydrauliques (ciments et chaux) : la chaux libre dégagée par la prise, qui est partiellement soluble, est entraînée par l'eau en excès vers la surface des bétons, mortiers et enduits, à travers leurs capillaires.
Au contact de l'air, cette eau s'évapore en déposant des cristaux de carbonate. Sous certaines conditions hygrothermiques (température inférieure à 8°C et forte humidité), l'évaporation de l'eau chargée de carbonate s'effectue à l'orifice des capillaires : dans ce cas, les cristaux déposés sont visibles, sous la forme d'efflorescences de carbonatation, blanchâtres, particulièrement fâcheuses sur les enduits de parement teintés.
Dans le cas contraire, le dépôt de cristaux s'effectue à l'intérieur des capillaires, et reste donc non visible à la surface, mais s'accompagne d'une réduction du pH.
Conséquence pathologique de la dessiccation d'un enduit dont l'eau de gâchage a été éliminée prématurément (absorption par le support ou évaporation externe), avant qu'il ait pu terminer sa prise. Le grillage se traduit par un manque de cohésion et un effritement plus ou moins spontané de l'enduit grillé.
Couche de produit fluide (impression, primaire, etc.) ou de mortier (gobetis d'accrochage) appliqué sur un subjectile avant la mise en oeuvre d'un revêtement, pour favoriser ou améliorer son adhérence.
Parlant d'un enduit, c'est reprendre sa finition et le compacter à la taloche, à la lisseuse ou au bouclier lorsqu'il commence à s'affermir (à tirer) : resserrage d'un enduit
Extraits du NF DTU 26.1 Travaux d'enduits de mortiers (avril 2008)
Partie 1-1 : cahier des clauses techniques
Les supports en maçonnerie destinés à recevoir un enduit adhérent doivent être solides et cohésifs.
Ils seront propres, exempts d'efflorescences, de salpêtre, de plâtre, terre, peinture, produit de décoffrage ou tout produit pouvant nuire à l'adhérence de l'enduit.
Les balèvres de hourdage trop saillantes doivent être arasées.
Les maçonneries de briques de terre cuites, sont arrosées moins d'une demi heure avant l'enduisage ou à l'avancement. Cet arrosage est indépendant des conditions atmosphériques et de la rétention d'eau du mortier frais. Si les conditions de chantier font que ce délai est dépassé, les maçonneries seront de nouveau arrosées.
La surface du support ne doit pas être ruisselante d'eau lors de l'application du mortier frais.
Suivant l'importance des épaisseurs à recharger, il est exécuté un dressement en surcharge ou renformis au mortier ayant la même composition que le corps d'enduit.
Une armature de renfort, conforme aux dispositions de NF DTU 26.1 P1-2 (CGM), doit être incorporée lorsque l'épaisseur du redressement dépasse 30 mm. Le délai minimal de durcissement avant l'application de l'enduit est de 2 à 7 jours suivant la nature du liant et l'épaisseur.
Lorsque l'épaisseur à recharger dépasse 5 cm, le redressement en surcharge est remplacé par un ouvrage en maçonnerie compatible avec celui de la paroi du support.
La réalisation d'un gobetis d'accrochage permettant la bonne adhérence au support de maçonnerie des couches ultérieures d'enduit est nécessaire :
Extraits du NF DTU 26.1 Travaux d'enduits de mortiers (avril 2008)
Partie 1-1 : cahier des clauses techniques
On admet habituellement que les travaux d'enduit minéral peuvent être exécutés lorsque la température est comprise entre + 5 °C et + 30 °C pour les mortiers contenant un liant hydraulique (ciment ou chaux et ciment) ou entre + 8 °C et + 30 °C pour les mortiers exclusivement à base de chaux, et les enduits colorés de finition décorative.
Les travaux d'enduits ne doivent pas être entrepris en période de gel, sauf précautions spéciales :
Parmi les précautions spéciales à prendre au-dessus de + 30 °C, on peut citer :
Édition Juillet 2010 de la Publication semestrielle de la Commission Prévention Produits mis en œuvre (C2P) de l'AQC, dont le communiqué suivant concerne la présente fiche :
Note : Lorsqu'une famille visée par un communiqué ne contient plus d'Avis Technique en cours de validité, le communiqué correspondant est suspendu. L'intitulé du communiqué subsiste dans la liste pour rappeler le risque possible si un produit ou procédé proche venait à réapparaître.