
ÉQUIPEMENTS

Encrassement goudronneux brunâtre des cheminées et conduits ; il est d'autant plus rapide que les combustibles ou les parois des conduits sont humides.
Le bistrage ne disparaît pas au ramonage ; on y remédie soit avec des enduits spéciaux ou des traitements anti-bistre, soit par le tubage des conduits.
Le bistre désigne la matière résiduelle brunâtre de la combustion du bois, chargée de carbone et d'huiles imprégnées de goudron et de soufre ; le bistre se dépose sur les parois des conduits de fumée, en imprégnant et en tachant en profondeur les matériaux tels que plâtres et poteries.

Ouvrage de maçonnerie élevé en émergence au-dessus d'un comble ou d'une toiture-terrasse pour contenir le ou les conduits de fumée.
Conduit d'allure verticale dont la fonction est double :
Un conduit de fumée fixe en maçonnerie est constitué soit de briques pleines, soit d'éléments préfabriqués (boisseaux ou wagons en terre cuite ou en béton, à simple ou double paroi), soit d'éléments tubulaires préfabriqués en fibre-ciment (pour foyers fermés à gaz).
Une bonne isolation limite la vitesse de refroidissement des gaz : elle réduit donc la formation des condensations, et favorise le tirage. Les dévoiements ne doivent excéder des angles de 20° pour une hauteur totale de plus de 5 m ; et 45°, avec conduit lisse, pour des hauteurs inférieures à 5 m.
Un conduit de fumée comporte :
Retour de la vapeur d'eau à l'état liquide, chaque fois que le taux d'humidité de l'air atteint une valeur qui est fonction de la température.
Plus l'air est chaud, plus il peut contenir de vapeur d'eau, et inversement ; lorsque la température baisse et atteint une valeur dite point de rosée, par exemple au contact d'une paroi froide, la vapeur qui se trouve soudain en excès dans l'air se condense en eau. Cette condensation est particulièrement visible quand elle se forme sur les parois froides de pièces humides et chaudes (vitres et murs de salles d'eau, buanderies, cuisines) ; mais elle peut aussi se former dans l'épaisseur des parois, par cheminement de la vapeur vers des zones froides, causant désordres et dégradations si les parois sont mal ventilées ou mal isolées.
Déviation, ou portion oblique d'un conduit de fumée ou d'une descente de gouttière par rapport à la verticale.
Parlant d'un fluide dans un tuyau, c'est l'action de refluer, revenir en arrière.
Distance minimale que l'on doit ménager entre les parois intérieures d'un conduit de fumée, ou l'âtre d'un foyer de cheminée, et toute pièce en bois (panne, solive, parquet) ou en matière inflammable. Voir réglementation
Dépression qui, à partir du sommet d'un conduit de fumée, a pour effet d'une part de créer un appel d'air frais (comburant) qui alimente le foyer, d'autre part de favoriser l'ascension des fumées et gaz brûlés dans le conduit. L'expérience a permis d'établir les rapports adéquats, pour obtenir un bon tirage, entre l'ouverture du foyer, la section du conduit, et la hauteur de ce conduit.
DTU 24-1 partie 1 : 5.4.1.2 Tracé.
Les conduits de fumée doivent être d'allure verticale. Toutefois, des dévoiements peuvent être admis dans les conditions ci-après.
Pour les conduits de fumée individuels, les dévoiements ne sont autorisés que dans les conditions suivantes :
Pour les conduits de fumée collectifs, les dévoiements ne sont pas autorisés dans les cas suivants :
En cas de surélévation hors de l'immeuble du conduit collecteur, les dévoiements ne sont autorisés que dans les conditions suivantes :
DTU 24-1 partie 1 : 5.4.1 Géométrie des conduits de fumée.
La section intérieure du conduit de fumée doit être validée dans les conditions du paragraphe 5.5. Les conduits de fumée sont généralement de section carrée, rectangulaire, oblongue ou circulaire. La section intérieure doit être constante et de même forme sur toute la hauteur du conduit. Dans le cas d'exhaussement ou de prolongement vers le bas d'un conduit de fumée existant, la forme doit être conservée dans la partie ajoutée. Toutefois, en cas d'impossibilité, la partie rajoutée doit avoir un diamètre hydraulique au moins égal au diamètre hydraulique du conduit d'origine.
(On entend par diamètre hydraulique, celui du conduit circulaire entraînant les même pertes de charge pour la même vitesse).
Le passage d'une section à une autre doit se faire par une transformation tronconique.
DTU 24-1 Partie 1 : 5.5 Dimensionnement.
La section du conduit d'évacuation doit être vérifiée conformément aux normes NF EN 13384-1 (conduit raccordé à un seul appareil) et NF EN 13384-2 (conduit raccordé à plusieurs appareils).
Note 1
Les méthodes de calcul contenues dans ces deux normes permettent, pour une installation donnée, de vérifier que le conduit choisi autorise l'évacuation sécuritaire des fumées et le fonctionnement du conduit dans des conditions sèches ou humides compatibles avec les caractéristiques du conduit choisi (y compris la gestion du risque d'accumulation de glace à la sortie des fumées). Ces méthodes prennent en compte un coefficient de sécurité de 1,5 sur le débit masse des fumées et un coefficient de correction pour «instabilité des températures» (régime transitoire) de 0,5 appliqué à la résistance thermique du conduit.
Note 2
Un logiciel de calcul a été développé par un partenariat élargi comportant fabricants de conduits, fournisseurs d'énergies, fabricants d'appareils et installateurs. Ce logiciel est mis à la disposition de l'ensemble des acteurs. En outre, sur la base de ce logiciel, des abaques ont été développés pour un dimensionnement simplifié des installations. Sauf note de calcul permettant de justifier du bon fonctionnement thermo-aéraulique du conduit par application des normes de calcul ci-dessus, toutes les prescriptions de dimensionnement, de tracé, de géométrie données dans le présent document doivent être respectées. En particulier la section du conduit d'évacuation des produits de combustion doit demeurer constante sur toute la hauteur du conduit.
Note 3
Il est rappelé que des vérifications complémentaires peuvent être requises par d'autres réglementations ou d'autres documents normatifs. Ces vérifications peuvent porter sur, par exemple, la vitesse d'éjection des gaz de combustion,…
Les distances de sécurité (distance au feu) sont fixées par les dispositions particulières du DTU 24-1 propres à chaque type de conduit : Voir le document distances_de_sécurité.pdf