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Fondation d'entreprise Excellence SMA

Fiches Pathologie

ENVELOPPES ET REVÊTEMENTS EXTÉRIEURS

« Dégradations des revêtements d'imperméabilité de façade »

Le constat

Les dommages relatifs aux dégradations des revêtements organiques d'imperméabilité de façades peuvent se classer en deux groupes principaux :

Seuls les revêtements pigmentés à base de résines vinyliques ou acryliques et copolymères en dispersion aqueuse sont actuellement retenus au titre des ouvrages traditionnels relevant du DTU 42.1 (NFP 84-404).

Les dommages a caractère esthétique

Les revêtements d'imperméabilité de façades ont tendance à s'encrasser en raison de la présence dans leur formulation d'une résine thermoplastique en fort pourcentage pouvant, dans certains cas, rendre ces matériaux poisseux et ainsi leur permettre d'accrocher les salissures ambiantes.

Les dommages d'origine mécanique

Ces désordres se caractérisent principalement par une fissuration, un cloquage ou un décollement du revêtement.

Le diagnostic des désordres

Salissures sur revêtement d'imperméabilité
Salissures sur revêtement d'imperméabilité
Cloquage du revêtement d'imperméabilité
Cloquage du revêtement d'imperméabilité

Les salissures

On distingue principalement :

Les traces noirâtres

Les traces noirâtres quasi rectilignes reviennent souvent au droit d'anciennes fissures (en raison des remontées de plastifiant du mastic utilisé pour obturer ces fissures) formant à la surface du revêtement une zone plus poisseuse et plus collante qu'alentours fixant mes salissures véhiculées par le vent.

Des coulures verticales en forme de peigne

Ces coulures sont la caractéristique très nette de la remontée à la surface de cires paraffine (produit gélifiant poisseux contenu dans les décapants chimiques mal rincés) utilisés pour éliminer l'ancien revêtement. Ces cires fixent la poussière et dégoulinent ensuite en traces noirâtres le long des façades.

Des coulures grisâtres

Elles apparaissent dès la fin de l'application du revêtement et ont pour origine le défaut de durcissement de la résine lors d'une mise en oeuvre par temps froid (caractéristique sur façades Est et Nord).

De larges panneaux encrassés

Il s'agit de remontées de plastifiant des anciens revêtements de façade sous jacents non éliminés lors de la préparation du support. (Ces phénomènes se produisent plus nettement sur les panneaux exposés au soleil.)

On peut également trouver des coulures verticales résultant de façon très classique, d'encrassement des panneaux de façade le long du ruissellement préférentiel des eaux de pluie. Ce problème est rencontré sur des ouvrages dépourvus de protection efficace en tête :

  • Absence de couvertine en tête (acrotère, ...).
  • Absence ou mauvaise conception des bavettes ou des appuis de fenêtre.
  • Absence de larmier.
  • Etc....

Désordres d'origine mécanique

Les fissures de la maçonnerie ancienne

Les fissures de la maçonnerie ancienne réapparaissent lorsque le système d'imperméabilité a été mal choisi ou appliqué en épaisseur insuffisante.
Ainsi, la résistance du revêtement est inadaptée aux fissurations rencontrées.

Cloquages et décollement

Les cloquages apparaissent sur des supports trop humides (humidité d'origine du support ou support trop lavé et mal séché) ou humidifiés après réalisation des revêtements, notamment au droit des chocs.

Les revêtements de teintes sombres qui emmagasinent le soleil de façon trop élevée sont un facteur aggravant. En effet, l'élévation de température génère des évaporations précipitées de l'eau dans la paroi (vaporisation).
Les cloquages peuvent également se manifester au droit des points singuliers de l'ouvrage.

Exemples :

  • Mauvaise protection en tête entraînant des passages d'eau entre support et revêtement.
  • Panneaux préfabriqués en béton sur lesquels les joints horizontaux ont été obturés.
  • Utilisation d'un primaire ou d'un fixateur inadapté.
  • Conservation d'un ancien revêtement.

Les points sensibles

Une bonne reconnaissance du support mettant en évidence :

  • Les anciens revêtements
  • La nature et l'état du support : Présence de zones non adhérentes
  • L'identification des fissures présentes (faïençage, fissures la jonction de matériaux différents,...) et de leur éventuel caractère vivant ou évolutif
  • La présence ou non des éléments ou modénatures nécessaires à la protection du futur revêtement

De cette reconnaissance dépend la bonne détermination des travaux préparatoires nécessaires.

Le choix d'un système adapté selon que l'on confère au revêtement un but :

Les conseils de prévention

La mise en œuvre doit respecter :

  • Le DTU 42.1 se base sur l'expérience acquise pour formuler des prescriptions concernant toutes les phases d'une opération de ravalement
  • Les travaux d'imperméabilité de façade nécessitent l'intervention de professionnels spécialisés
  • Une attention particulière doit notamment être apportée sur :
  • Un revêtement s'entretient, il faut notamment :
    • Enlever les mousses
    • Réparer les parties accidentellement détériorées
    • Veiller au bon état des dispositifs de protection

Fiche mise à jour : juillet 2009

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