
TOITURES ET CHARPENTES

Assemblage triangulé analogue à celui des fermes, mais beaucoup plus léger, préfabriqué et livré prêt à poser, en travées rapprochées, tous les 0,50 à 1,50 m (selon le type de fermette et le poids de la couverture).
Modification ou altération de la forme initiale d'une pièce ou d'un ensemble quelconque : pièce de charpente, poutre, cloison, panneau, sol, etc.
Ensemble de liens ou contrevents qui s'opposent à la déformation latérale d'une charpente ou d'une ossature quelconque, en particulier sous l'effet du vent.
Plus généralement, ouvrage de consolidation par triangulation à l'aide de pièces obliques, visant à empêcher toute déformation par poussée horizontale.
Pièce d'assemblage de charpentes légères (fermettes), constituée d'une plaque de métal perforée à clouer, ou d'une plaquette hérissée de pointes par emboutissage, pour mise en place par percussion qui sert à assembler.
Déformation courbe d'un mur trop mince, d'une longue pièce de charpente ou d'un poteau de trop faible section, lorsqu'ils sont soumis à une charge de compression longitudinale excessive, ou dont l'application est décentrée.
Pièce rampante principale d'une ferme de charpente, prenant généralement appui sur l'extrémité de l'entrait et sur le sommet du poinçon; l'arbalétrier soutient les pannes intermédiaires. Un arbalétrier est dit volant lorsqu'il est disposé entre deux murs d'inégale hauteur, et qu'il ne fait pas partie d'une ferme.
Barre de métal contrecoudée ou traverse de bois servant à maintenir un espacement constant entre deux pièces, et éventuellement à consolider leur assemblage. La construction des âtres de cheminées anciennes repose sur des entretoises de métal disposées entre les solives de bois des enchevêtrures, de façon à ménager l'écart au feu.
Petite lucarne de comble dont le toit est retroussé en pente inverse de celle de la toiture, son profil évoquant plus ou moins celui d'un chien qui serait assis sur le toit. Cette disposition est caractéristique des combles des vieux immeubles parisiens, où l'on trouvait parfois plusieurs rangs de chiens-assis.
Par déformation, le chien-assis désigne souvent toute lucarne à un seul rampant, voire même, dans le langage courant, toutes sortes de lucarnes.
Extrait du DTU 31.3 - Charpente de comble perdu - Exemple de disposition des barres d'antiflambement, de contreventement et d'entretoisement.
Extrait du DTU 31.3 - article 4.1 - tolérances.
A partir de la référence théorique matérialisée par les appuis de la ferme, la tolérance d'aplomb (ou verticalité) admise est la suivante : < 0,005 m/m de hauteur de ferme sans excéder 18 mm.
Les autres tolérances sont définies par la norme NF P 21-203 (Référence DTU 31.1).
Par rapport à la position nominale des fermes sur le plan de pose, une tolérance de ± 20 mm est admise.
Extrait du DTU 31.3 - article 4.5 dimensions des contreventements, antiflambements et entretoisements.
Ils sont dimensionnés en fonction des efforts à reprendre. Les sections minimales pour des emplois courants sont données dans le tableau 1 :
Pour les entraxes supérieurs à 1,10 m, les sections doivent être établies et justifiées par des calculs spécifiques.
Extrait du DTU 31.3 - article 4.6 : fixation des contreventements et antiflambements.
Les fixations doivent comporter au moins à chaque intersection de fermes, deux pointes de 70 mm minimum pour les bois de 25 mm et de 90 mm minimum pour les bois de 36 mm, les règles de clouage étant respectées.
La continuité des éléments filants doit être assurée.
Les contreventements et antiflambements sont bloqués sur un point stable ou un dispositif le stabilisant.
Lors de la mise en oeuvre, la position des barres d'antiflambement, clouées en applique sous les arbalétriers, doit être considérée comme prioritaire. On admet par conséquent que les lisses filantes aux nœuds soient localement désaxées ou, éventuellement fixées aux diagonales de la ferme plutôt qu'à l'arbalétrier.
On utilise des pointes torsadées annelées ou crantées en excluant les pointes lisses.
On veille dans tous les cas à mettre en oeuvre un étrésillon (par exemple) de façon à reporter les efforts de contreventement dans la structure porteuse (pignon ou long-pan).
Au croisement de deux diagonales de contreventement, les distances entre les fixations sur la ferme et le nœud le plus proche de la ferme sont les plus faibles possible.
Extrait du DTU 31.3 - Tableau des déplacements admissibles pour les bâtiments d'habitation et assimilés, ainsi que les établissements recevant du public.