
AMÉNAGEMENTS INTÉRIEURS

Ne laissant pas suffisamment de temps au béton pour évacuer son humidité, les plannings de chantier trop serrés sont à l'origine de désordres au niveau des finitions sur plafonds de locaux neufs : marbrures, microfissures, formation d'écailles voire décollements.
Dans les systèmes constructifs actuels, les planchers sont réalisés sur le principe de prédalles en béton de fabrication foraine, recevant une dalle coulée en place. Rapidement démoulées après confection, les prédalles sont posées à l'avancement du chantier, juste avant le coulage en place du corps de la dalle en béton. Ce complexe demande normalement plusieurs mois de séchage. L'évacuation de l'humidité s'effectue essentiellement vers la partie inférieure de la prédalle (la partie supérieure est souvent bloquée par les matériaux du sol + phénomène de gravité).
Pour assurer la livraison des ouvrages dans les délais prévus, malgré les fréquents retards de chantier, le peintre doit souvent intervenir trop tôt (généralement dans les quatre à six semaines suivant les travaux de gros-œuvre).
Il s'ensuit des défauts dont la chronologie est la même dans tous les cas :
Dans tous les cas, les désordres résultent d'une double action :
Les désordres apparaissent lorsque ces contraintes se révèlent supérieures aux forces de cohésion ou d'adhérence de l'enduit de peintre.
Respecter les conditions minimales d'intervention (température, hygrométrie …) fixées par le DTU 59.1.
Mesurer le taux d'humidité à cœur du subjectile béton (le DTU 59.1 " peinture " impose un maximum de 5 % (en masse) avant la mise en peinture).
Mesurer le pH à la surface du béton : il ne doit pas excéder 13.
Vérifier si le béton a reçu une impression (obligatoire) avant enduisage.
Réaliser un essai d'adhérence du revêtement (DTU 59.1, article 7.3.5.). Une cohésion superficielle d'au moins 0,4 MPa est requise cf tableaux E1, E2 et E3 du DTU 59.1).
Suite à une mise en œuvre défectueuse, la réfection impose un décapage total des surfaces. Il faut les laisser à nu plusieurs mois pour permettre le séchage des dalles, jusqu'alors " bloquées " par le système de peinture, avant d'envisager toute reprise.