
TOITURES ET CHARPENTES

Des précautions doivent être prises pour éviter le phénomène de condensation en sous-face des couvertures métalliques. Due à une ventilation insuffisante de la toiture ou à un excès d'humidité dans les locaux sous-jacents, cette condensation peut engendrer des dégâts similaires à ceux produits par des infiltrations d'eau : humidification des panneaux isolants, dégradation du parement,…
Les ouvrages concernés par cette fiche sont, pour la plupart, des couvertures réalisées avec des plaques nervurées issues de tôles d'acier galvanisé. Cette toiture comprend habituellement quatre éléments : le plafond, le pare-vapeur, la lame d'air éventuelle, la plaque métallique (avec ou sans régulateur de condensation).
La ventilation de la couverture est souvent mise en cause.
L'air présent dans le plénum en sous-face de couverture est plus ou moins chargé d'une humidité provenant du local sous-jacent après avoir traversé l'isolant et son pare-vapeur. Une ventilation correcte du plénum permet d'éliminer une grande partie de cette humidité. Dans le cas contraire, il arrive qu'à certaines périodes, notamment par nuit claire, le matériau de couverture perd des calories du fait du rayonnement de la voûte céleste et peut alors avoir une température inférieure à celle de l'air du plénum, voire inférieure à un seuil appelé point de rosée, en dessous duquel le phénomène de condensation devient possible. Si le matériau de couverture a une certaine porosité, les gouttelettes de condensation sont retenues pendant un certain temps. En revanche, avec des matériaux très peu poreux comme les métaux, ces condensats peuvent tomber sur l'isolant et le faux-plafond.
Dans de nombreux cas, il s'agit de chutes d'eau très faibles, ne provoquant pas de désordre particulier. Mais lorsque la température devient négative, ces condensations s'accumulent au niveau de la couverture sous forme de givre. L'apparition du soleil en fin de matinée fait fondre ce givre, eau qui vient alors imbiber l'isolant et le faux-plafond.
L'excès d'humidité dans les locaux sous-jacents est aussi à l'origine de sinistres. Le respect de la norme de classification des locaux en fonction de la quantité de vapeur d'eau produite dans le local et du renouvellement d'air évite la plupart des désordres.
La qualité de la conception et de la mise en œuvre joue également. En cas de discontinuités dans le pare-vapeur, il se produit des migrations de vapeur d'eau vers l'éventuelle lame d'air et vers le matériau de couverture. Il y a alors condensation.
Contrairement à la toiture froide (passage franc de l'air extérieur en sous-face de la couverture), la toiture chaude interdit la pénétration de l'air extérieur vers la sous-face du métal.
Les précautions à prendre pour éviter les sinistres dépendent de la position de l'isolant :
Le concepteur devra définir l'hygrométrie du local en tenant compte :
Le soin apporté aux jonctions et la continuité du pare-vapeur peut éviter des sinistres.