
ÉQUIPEMENTS

Planchers à dalle de béton, dans lesquels serpentent des corps de chauffe longiformes disposés en réseau ; la chaleur est diffusée dans les locaux à peu près pour moitié par convection et pour moitié par rayonnement. Ces dispositifs présentent l'avantage de bien répartir la chaleur ; en revanche, leur installation a un caractère définitif et non modifiable : ils doivent donc être parfaitement conçus et dimensionnés dès l'origine.
On distingue :
Des réseaux de tubes plastiques souples établis en serpentins (réseaux dits hydrocâblés), sont raccordés sur les colonnes montante et descendante d'une installation de chauffage central. Les tubes sont en acier, en cuivre (écroui ou recuit) ou en plastique (classe 0 ou 2, avec procédure d'Avis Technique). L'installation des canalisations doit être parfaitement horizontale, et interdire toute possibilité d'inclusions d'air. Le réseau doit être assez dense (2 à 3 ml par m²) pour pouvoir limiter la température de surface à 28°C, et la température de l'eau à 40°C.
Sur le même principe, des câbles chauffants blindés (conformes à la norme NF C 32-330), sont noyés dans le béton de la dalle, en serpentins ; ils peuvent être fournis prêts à poser, en nappes ou trames chauffantes modulaires à pas d'espacement constant. La puissance linéïque des câbles usuels va de 15 à 35 W/m.
Un système de régulation est indispensable, commandé soit manuellement soit par des sondes intérieures ou extérieures.
La surface de contact, sur le revêtement de sol, ne doit pas dépasser 28°C.
Au pourtour des planchers, un espace doit être laissé sans câbles (minimum de 0,2 m le long des murs extérieurs ; 0,1 m le long des murs intérieurs).
Ouvrage en mortier de ciment surfacé, réalisé au sol sur une forme-support ; cet ouvrage a une double fonction : mettre le sol au niveau général voulu, ou en retrait du nu final nécessité par la pose éventuelle d'un revêtement, et lui donner une bonne planéité générale ; la confection des chapes permet aussi de créer, si besoin, les légères pentes nécessaires à l'écoulement des eaux.
Planéité des chapes : afin de limiter l'épaisseur des ouvrages ultérieurs de ragréage (lissage), le DTU 26.2 stipule que les tolérances de planéité d'une chape destinée à recevoir un revêtement de sol mince ne doivent excéder 5 mm (chape rapportée) ou 7 mm (chape incorporée) sous la règle de 2 m, et 1 ou 2 mm sous le réglet de 0,20 m (selon que le revêtement de sol doit ou non être collé).
Forme en matériaux granulaires ou en béton maigre, rapportée sur une surface au sol pour y noyer des canalisations.
Distance minimale qui sépare une armature ou une canalisation d'une paroi de coffrage.
Chape fluide à base de mortier de silicate de calcium, additionné d'un activateur (lui permettant de faire sa prise), de sable et de fluidifiant qui transforme le mélange en une pâte dont la consistance est proche de celle de l'eau. Il résulte de cette composition une grande facilité de mise en œuvre du fait du caractère autonivellant et autolissant du mortier anhydrique.
Extraits du DTU 65-14 :
Le circuit doit comporter un dispositif limitant la température du fluide chauffant à 50 °C.
Note
Ce dispositif peut être intégré à la régulation
Dans les bâtiments d'habitation, de bureaux ou recevant du public, les planchers chauffants doivent être conçus et installés de façon que, dans les conditions de base, la température de surface des sols finis ne puisse dépasser 28 °C en aucun point.
Note 1
Cette prescription reprend l'article 35.2 de l'arrêté du 23 juin 1978.
Afin d'éviter une température de sol trop hétérogène, l'espacement entre les tubes, qui est déterminé par le calcul, ne doit pas être supérieur à 35 cm dans le cas de ces locaux.
Note 2
Pour respecter cette température limite de 28 °C, on peut être amené, dans certains endroits où la densité de tubes est importante (couloirs, etc.), à limiter l'émission de ceux-ci. Ceci peut être réalisé par gainage d'une partie de ces tubes.
Pour les planchers de type A, les isolants doivent être de classe SC1 a ou b ou SC2 a au sens du paragraphe 4.2 de la norme NF P 61-203 (Référence DTU 26.2/52.1).
Dans le cas d'une seule couche, l'isolant doit être de plus de classe Ch.
Dans le cas de superposition de panneaux, se référer à la norme NF P 61-203 § 7.2 qui précise les règles de superposition et les exigences par rapport au critère Ch.
Note 1
La norme NF P 61-203 (Référence DTU 26.2/52.1) prévoit d'autres caractéristiques pour les isolants (A pour acoustique par exemple).
Note 2
Les isolants à plots certifiés CSTBat et les isolants certifiés ACERMI ou leur équivalent dans les conditions indiquées à l'avant-propos, valent la preuve de la conformité du produit aux exigences.
Cette prescription a pour but d'interdire l'emploi d'isolants trop compressibles qui pourrait entraîner des ruptures de la dalle.
Pour les planchers de type C, les isolants doivent être de classe SC1 a Ch ou SC1 b Ch.
La superposition de sous-couche est alors interdite puisqu'elle entraînerait un classement SC2
Note 1
La norme NF P 61-203 (Référence DTU 26.2/52.1) prévoit d'autres caractéristiques pour les isolants (A pour acoustique par exemple).
Note 2
Les isolants à plots certifiés CSTBat et les isolants certifiés ACERMI SC1 a Ch ou SC1 b Ch ou leur équivalent dans les conditions indiquées à l'avant-propos, valent la preuve de la conformité du produit aux exigences.
6.4.2 Épaisseurs minimales de la couche d'enrobage Pour les dalles chauffantes, les différents types suivants sont considérés (voir EN 1264-1 :1997, 3.11) :
L'épaisseur de la dalle est calculée conformément aux normes applicables, en tenant compte de la capacité et de la classe de résistance à la flexion. Il convient d'utiliser les Normes nationales en vigueur en attendant qu'une Norme européenne soit disponible.
L'épaisseur nominale au-dessus des éléments chauffants (épaisseur de recouvrement) doit être, pour des raisons d'exécution, au moins de trois fois la taille du plus gros agrégat du matériau d'enrobage avec un minimum de 30 mm.
Pour les dalles de type A dont l'épaisseur est inférieure à 0,1 m, le diamètre externe du tube doit être ajouté à la valeur calculée de l'épaisseur.
(§ 4.2.8.1 Types de dalles - NF EN 1264-4)
Elles doivent être déterminées avant les opérations de mise en oeuvre pour répondre aux performances thermiques requises et calculées dans l'étude de dimensionnement du plancher.
Ces épaisseurs sont déterminées par le maître d'oeuvre et doivent figurer dans les Documents Particuliers du Marché. Il est de la responsabilité du Maître d'oeuvre :
Tableau 1 - Epaisseur minimale de la couche d'enrobage
Les cotes nominales devront, pour tenir compte des tolérances de chantier, être supérieures à ces valeurs.
6.6 Joints de fractionnement
Pour des dalles chauffantes destinées à recevoir un revêtement de pierre ou de carrelage, les surfaces entre joints ne doivent pas dépasser 40 m2 avec un maximum de 8 m pour la plus grande longueur. Dans le cas de pièces rectangulaires, les surfaces peuvent dépasser ces dimensions mais avec un rapport maximum de dimensions de 2 à 1. Si des joints de fractionnement sont réalisés dans des dalles chauffantes, la profondeur de sciage ne doit pas dépasser le tiers de l'épaisseur de la dalle, et être soumis à considération dans les constructions de type A selon la position des canalisations, et doivent être rebouchés après mise en chauffe.
Dans le cas de dalles chauffantes de types A et C, les joints de dilatation et les bandes périphériques peuvent être seulement traversés par les canalisations aller et retour et uniquement sur un seul niveau. Dans ce cas, les canalisations aller et retour doivent être protégées par un manchon en matériau compressible sur au moins 0,3 m.
Note
Autant que possible, il convient que les joints de dilatation partent des angles, par exemple de piliers et les cheminées, c'est à dire des endroits où ont lieu des élargissements ou des rétrécissements de la dalle. Des joints de dilatations ou de fractionnement doivent être placés au niveau des passages de portes et dans les couloirs.
(§ 4.2.8.4 Joints - NF EN 1264-4)
Les deux premiers alinéas du paragraphe 4.2.8.4 ci-dessus de la norme NF EN 1264-4 traitent des joints de fractionnement des couches d'enrobage des planchers de type A et de la couche désolidarisée des planchers de type C.
Il est nécessaire de respecter de plus, les exigences suivantes :
Note 1
Le dernier alinéa du paragraphe 4.2.8.4 de la norme NF EN 1264-4 cite le cas des joints de dilatation des dalles désolidarisées. Cependant aucune contrainte réglementaire ou normative française n'impose de tels joints. Les dispositions citées sont donc applicables uniquement si de tels joints ont été requis dans les Documents Particuliers du Marché.
Note 2
La note du paragraphe 4.2.8.4 de la norme NF EN 1264-4 demande des joints de dilatation partant des angles. Dans ce présent document, ces joints sont considérés comme joint de fractionnement.
Note 3
Dispositions particulières du fractionnement des revêtements de sol scellés : voir paragraphe 6.10.2 du présent document.
6.9 Première mise en chauffe [EC]
Cette opération doit être effectuée au moins 21 jours après la réalisation de la dalle dans le cas d'une dalle en béton ou en accord avec les instructions du fabricant mais de toute façon après un minimum de 7 jours dans le cas de dalle à base d'anhydrite. La première mise en chauffe commence avec un fluide à une température comprise entre 20 °C et 25 °C qui doit être maintenue pendant au moins trois jours. Ensuite, la température maximale de service doit être atteinte et maintenue pendant au moins quatre jours supplémentaires.
Les processus de mise en chauffe et de préchauffage doivent faire l'objet de documents.
(§ 4.4 Mise en chauffe initiale - NF EN 1264-4)
La durée de 21 jours est ramenée à 14 jours au minimum dans le cas d'une dalle en béton en raison des exigences du présent document en ce qui concerne la qualité des constituants de la couche d'enrobage.
La température du fluide chauffant est portée à la température maximale de service selon les prescriptions du paragraphe 4.4 de la norme NF EN 1264-4.
Note 1
La température maximale de service est la température de départ calculée dans les conditions de base.
Note 2
Ce mode de mise en chauffe a pour conséquence une montée en température progressive de la couche d'enrobage. Une mise en chauffe préalable à la pose du revêtement de sol est :
4.1 Matériaux d'enrobage
La couche d'enrobage est :