
TOITURES ET CHARPENTES

Heureusement rare, le risque de rupture d'un élément en lamellé collé n'empêche pas de se préoccuper des fissures constatées sur certaines pièces afin d'en déterminer la ou les causes, et en apprécier l'éventuelle gravité.
Il faut distinguer :
Mis dans une ambiance sèche, le bois va progressivement perdre son humidité et se rétracter jusqu'à présenter des " gerces de dessiccation ". Ces gerces peuvent soit se produire en partie courante, soit au droit d'assemblages importants bloquant le retrait hydrique des bois.
Les délaminations (voir photo), rares de nos jours, sont la conséquence d'un mauvais collage entre les lamelles constituant un élément. La délamination peut avoir plusieurs causes :
Le mode de travail de l'élément considéré doit déjà pouvoir renseigner sur la cause possible de la fissuration. Notamment une sollicitation en traction transversale a été longtemps un élément défavorable de par la surestimation maintenant bien connue de la contrainte admissible correspondante qui existait dans les règles CB71. Cette surestimation a depuis été revue.
La définition des classes de résistance et les contraintes admissibles associées sont fixées par la norme NF P 21-400 de mai 2003, qui prévoit, pour la traction transversale, une valeur de 0,15 à 0,30 MPa suivant la classe des bois utilisés. La classe des bois utilisés se trouve sur l'étiquette CE accompagnant les pièces livrées sur chantier, conformément à l'arrêté du 3 juillet 2006 et la norme EN-14080 de décembre 2005.
L'évaluation de l'importance de ses fentes et des modalités de leur réparation peut se faire en référence aux "Recommandations pour la réparation de bois LC structural présentant des fissures et des fentes" émanant du SNCCBLC.