Evaluation et suivi de la prévention
Les études de cette rubrique permettent de raccorder les chiffres produits sur la pathologie aux données macro-économiques, pour approfondir certains thèmes, comme la recherche d'indicateurs d'amélioration de la qualité technique ou de la satisfaction des maîtres d'ouvrage/usagers.
Tableau de bord Sycodés

En 2010, l'Observatoire de la qualité de la construction propose cette cinquième édition du Tableau de bord Sycodés, outil d'évaluation des progrès en faveur de l'amélioration de la qualité dans la filière.
- Télécharger le Tableau de bord Sycodés 2010 (mise à jour annuelle).
L'objectif
Comme un baromètre mesure la pression atmosphérique, la Tableau de bord Sycodés mesure le coût de la non qualité. Il est devenu un référent statistique unique.
L'édition 2010 présente les premières interprétations des résultats, rendues possibles par un recul de cinq ans d'exploitation de la nouvelle structure de la base de données. Les facteurs de risque sont identifiés. Avec le temps, il s'agira de les associer aux évolutions, avec de plus en plus de précision.
Chaque année, la non qualité dans le bâtiment coûte environ 10 % du chiffre d'affaires du secteur construction. En 2009, ce sont donc plus de 11 milliards d'euros consacrés aux désordres et autres malfaçons - soit autant de ressource en moins pour le logement ou la mise en œuvre des objectifs de développement durable.
« Réduire le coût de la sinistralité » est l'engagement pris par les professions membres de l'AQC dès 2000. Le programme d'action 2005/2009 a réuni les conditions nécessaires pour atteindre cet objectif, celui de 2010/2014 les pérennise. Pour évaluer le chemin parcouru, l'Observatoire dispose d'un ensemble d'indicateurs.
Ces derniers sont construits à partir d'un échantillon de réparations à caractère décennal signalées à l'AQC. L'indicateur central est le Coût relatif de désordre (CRD), qui exprime le coût des réparations en parts du coût de construction. Il est décliné par année de construction des bâtiments sinistrés ou par année d'apparition des dommages. Ainsi, une action corrective peut être proposée si des écarts sont constatés entre l'engagement et les résultats, ce qui permet de rester sur la bonne voie.
Bien sûr, ce système connaît ses limites ; des ajustements continus sont recherchés, afin de proposer les évaluations les plus justes. Néanmoins, la hiérarchie des causes techniques de la sinistralité est restituée avec une fiabilité corroborée par de nombreux experts, tout comme les répartitions selon la nature des ouvrages ou leur localisation géographique.
Enfin, pour que les objectifs d'amélioration de la qualité des bâtiments soient pleinement atteints, il reste à soutenir collectivement l'effort de maîtrise des risques : la prévention est un chantier permanent.
Les données d'entrée : L'échantillon Sycodés
Afin d'élaborer des indicateurs d'évolution de la qualité dans le secteur, l'AQC s'est appuyée sur son outil de connaissance et d'observation statistique, Sycodés. Pour en savoir plus sur l'outil Sycodés, voir rubrique « Base de données Sycodés ».
Les indicateurs d'évolution de la qualité
Le développement des indicateurs a intégré deux contraintes :
- Produire un référent statistique de l'évolution des coûts des désordres intervenus sur le marché de la construction.
- Décrire les évolutions des indicateurs correspondants par année de construction, de façon à révéler les impacts des progressions techniques, des modifications réglementaires ou autres changements dans le contexte du secteur.
Ces contraintes ont abouti au développement de 2 types d'indicateurs :
Indicateurs simples
- analyse de la répartition de l'échantillon des désordres signalés à l'AQC, désordres intervenus par génération de construction et par année d'apparition selon la destination du bâtiment, le maître d'ouvrage, la nature de l'ouvrage et le type de dysfonctionnement avec, lorsque les effectifs échantillonnés sont suffisants, une déclinaison des principaux résultats selon la région d'implantation du bâtiment (structures en % de l'ensemble des désordres correspondants) ;
- coût de réparation : pour un ensemble de générations de construction données (1995 à 1999, 2000 à 2004 et 2005 à 2009), moyenne des coûts de réparation des groupes d'années, calculée sur l'ensemble des effectifs de la période. Il est exprimé en euros courants, c'est-à-dire à la valeur à la date de réparation ou en euros constants, c'est-à-dire en euros actualisés par l'Indice du Coût de la Construction (ICC) de l'année 2009 (moyenne des 4 trimestres).
Indicateur temporel
L'indicateur temporel mesure les liens entre désordre et construction : le coût relatif de désordre (CRD) qui mesure le rapport entre le coût de réparation des désordres et celui des constructions correspondantes. Cet indicateur est décliné, en tant que besoin, selon les principales dimensions d'analyse qu'autorise l'Observatoire (cause des dysfonctionnements, nature de l'ouvrage, nature du maître d'ouvrage, destination du bâtiment…).
Cet indicateur est calculé en classant les désordres :
- par génération de construction : il propose alors une estimation de la part des dépenses de construction affectées par un désordre pour cette génération ;
- par année d'apparition du désordre : il exprime alors la part des dépenses de construction affectées par un désordre durant une sous-période donnée (1995 à 1999, 2000 à 2004 et 2005 à 2009), quelle que soit leur année de construction.
