Le constat
Suite à un épisode neigeux, certains propriétaires constatent l'apparition de traces d'humidité en sous face de leur plafond, et ce n'est qu'en montant dans leurs combles qu'ils ont la désagréable surprise de découvrir de la neige.
En effet, en raison de sa consistance en « petits grains », la neige poudreuse à la particularité de pouvoir s'infiltrer par tous les interstices de la couverture laissés libres.
Hors la neige poudreuse, le vent, la poussière, les feuilles, voire de l'eau notamment en cas de toiture à faible pente, peuvent également pénétrer sous la couverture.
Le diagnostic des désordres
La couverture est généralement constituée par :
- La juxtaposition et le recouvrement de petits éléments discontinus plus ou moins calibrés et ajustés (tuiles...),
- D'accessoires (chatière , faîtière ,...) et d'ouvrages annexes telles que fenêtres de toit, souches...
Elle a donc intrinsèquement en elle la potentialité de laisser passer la neige poudreuse, l'eau, les poussières par les multiples raccords qui la composent.
Cette potentialité est fortement aggravée dans le cas de toiture à plans multiples par la présence d'ouvrages particuliers (lucarnes...) générant de nombreux raccords de versants dont le traitement est particulièrement délicat en terme d'étanchéité à la neige poudreuse.
Afin de se prémunir de ces infiltrations, il est recommandé (et obligatoire dans certains cas de faible pente prévus par les DTU applicables à chaque type de couverture) de mettre en oeuvre un écran de sous toiture
qui est le remède efficace à condition que sa mise en oeuvre assure une parfaite continuité de l'écran, notamment au droit :
- Des recouvrements entre lés
- Au faîtage (voir détail)
- A l'égout (voir détail)
- Des traversées telles que : Souches, sortie VMC ou de ventilation naturelle, sortie de câbles, fenêtres de toit
- Des raccordements de plusieurs versants (noues)
- Des raccordements avec les lucarnes et autres ouvrages de couvertures
Les points sensibles
Il existe deux grandes familles d'écran de sous toiture :
- Les écrans rigides généralement en bois (panneaux, voliges), fibre-ciment, plaques PVC ou encore panneaux sandwichs,
- Les écrans souples de sous toiture ESL (films plastique, fibres de verres, bitumes).
Nous nous attacherons particulièrement à cette deuxième famille qui fait l'objet de règles professionnelles, les principes généraux de mise en oeuvre (couverture ardoises, couverture tuiles plates en terre cuite) à respecter étant les mêmes, quelle que soit la famille.
1. Le mode de pose
Le mode de pose ventilé en sous face ou non doit guider le choix du matériau utilisé en terme de perméabilité.
Absence de ventilation en sous face => Emploi de matériau hautement perméable à la vapeur d'eau (HPV)
2. Le choix de matériau bénéficiant d'un avis technique du CSTB qui doit entre autre
- Etre imperméable à l'eau
- Etre résistant à la déchirure au clou
- Rester souple à basse température
- Résister au vieillissement
3. Une mise en oeuvre assurant
L'essentiel
La réalisation d'un écran de sous toiture "performant" nécessite une excellente coordination entre le couvreur qui le met en place et les corps d'états qui ont besoin de traversées telles que :
- Sorties VMC
- Câbles d'antenne
qui doivent être prévues à l'avance afin de mettre en oeuvre les dispositifs déflecteurs nécessaires.
